MapImpact, c’est fini

C’est une page très difficile à tourner mais cette fois, ça y est: MapImpact c’est terminé…

L’idée du logiciel géovisuel MapImpact m’est venue en 1997. Alors étudiant, j’ai travaillé pour une enseigne de la distribution sur une étude de zone de chalandise de très grande envergure. Les résultats étaient très satisfaisants mais la représentation (tableaux Excel) perfectible.

En 2002, lorsque je me suis lancé dans l’aventure ExcelLance, j’ai commencé
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à réflechir sérieusement au développement de ce produit: plutôt que de passer mon temps d’inactivité à rechercher des clients, je le passais à faire de la Recherche & Développement. A l’époque le marché de la cartographie n’était pas encore “Googlisé”: les seuls vrais acteurs qui pouvaient apporter de bons fonds de carte à la volée, ainsi que le géocodage, pour intégration dans un logiciel étaient Loxane et Maporama. En 2004, j’opte pour Maporama et je consacre 6 mois de l’année à la réalisation du produit. J’en profite pour envoyer une enveloppe Soleau et déposer la marque.
Fin janvier 2005, c’est le lancement officiel: tout est prêt: le produit, la plateforme technologique, la structure juridique, le site de vente en ligne, … Enfin tout quoi, vraiment tout. J’ai oublié quelque chose? Comment cela?

Et bien oui: la publicité, la prospection, bref, les moteurs de la vente… Si je devais retenir une seule leçon de l’aventure MapImpact, c’est cette citation de Steuart Britt: “Faire du commerce sans publicité, c’est comme faire de l’oeil à une femme dans l’obscurité. Vous savez ce que vous faites, mais personne d’autre ne le sait.”

Mais heureusement j’ai aussi retenu de cette expérience:

- quand on lance un produit, un projet, il faut se donner les moyens (temps et argent). Dans mon cas, dès que j’avais un peu de temps et/ou d’argent, je les investissais dans MapImpact mais dès que les finances étaient dans le rouge, je devais me concentrer sur mes autres activités et laisser MapImpact en stand-by

- quand on a une idée vraiment novatrice, elle a du mal à convaincre les investisseurs. Pourtant plus vous sentez que votre projet rend incrédule des bailleurs de fonds, plus votre idée a des chances d’être celle qui multiplierait par 100 leur investissement. Prenons un exemple: celui qui va ouvrir la première boulangerie d’un village de 2000 habitants n’aura aucun mal à trouver de l’argent mais il ne permettra dans aucun cas à son créancier de devenir millionnaire, alors que celui qui va proposer le développement de la pile à énergie perpetuelle aura un mal fou à convaincre d’investir dans son projet alors qu’il y a pourtant une chance, même si elle est très faible, qu’il y arrive et que lui et son créancier fassent passer Bill Gates pour un malheureux. L’investisseur a plus tendance à être un “bancassureur” qu’un joueur de Loto… Il faut insister, convaincre, se répéter, s’adapter à son interlocuteur…
- c’est dur d’arrêter un projet quand vous y croyez toujours: mais il faut bien à un moment que la raison rattrape la passion… Google Earth, Google Maps, le géoportail, etc montrent bien que le monde a besoin de cartes pour visualiser des informations. Je crois toujours qu’il y a un marché pour une solution permettant à un commercant de mieux percevoir sa clientèle géographiquement afin d’en tirer des conclusions sur sa stratégie de communication (affichage, prospectus, Markting direct, etc).

- c’est important d’être accompagné aussi bien professionnellement que personnellement… Merci à tous ceux qui ont contribué d’une façon ou d’une autre…
Donc voilà, MapImpact c’est terminé, en tout cas dans sa version actuelle. Mais il pourrait bien revivre sous une autre forme… Affaire à suivre…

Pour ExcelLance, c’est l’occasion de se recentrer sur ses activités principales: le développement informatique sur mesure. Mais je dois vous avouer que j’ai 2 ou 3 idées de “produits” qui me trottent dans la tête… Promis, cette fois j’y mettrai les moyens!